Cher·es professeur·es, cher·es doctorant·es,
Caelen Young (Master, Université de Toronto) et Rebecca Legrand (Doctorat, Lille/Toronto) ont le plaisir de vous inviter à une table ronde en ligne le 9 avril 2021 avec Marie-Christine Pioffet (York University, Canada) et Celine Carayon (Salisbury University, USA) qui portera sur les échanges linguistiques oraux et sur la communication non verbale (toucher et vue notamment) entre les populations autochtones et les Français dans la Nouvelle-France du XVIIe siècle. Nous prendrons l’exemple du film “Black Robe” (Bruce Beresford, 1992) qui met en avant ces questions. Les interventions des deux conférencières seront suivies par un temps de réponse du professeur Andreas Motsch (Université de Toronto) ainsi qu’un temps d’échanges avec le public.
Cette table ronde est avant tout destinée aux étudiants du département d’études françaises de Toronto qui étudient l’histoire du Québec, à nos étudiants lillois de l’UE 9 sur le récit du voyage et aux chercheurs du Jesuit History Research Group de Toronto mais elle pourrait plus largement intéresser certains d’entre vous qui travaillent sur la communications, les échanges entre cultures ou les voyages et l’âge classique. Elle pourra également apporter des informations aux étudiants de Master ou aux doctorants qui étudient ces questions. Elle se tiendra totalement en français. Nous traduirons les questions et interventions des auditeurs qui préféreront s’exprimer en anglais.
Vous trouverez l’affiche en pièce-jointe. Attention, l’horaire indiqué est l’horaire de la côte est américaine ! Pour la France, cet événement se tiendra donc le 9 avril de 19h à 21h. 
Vous trouverez ci-dessous le lien Zoom ainsi que de brèves présentations des intervenants et du film.
ID de réunion : 943 9735 7903
Code secret : 429265
Marie-Christine Pioffet est professeure titulaire à l’Université York de Toronto. Ses travaux portent principalement sur les textes de la Nouvelle-France et la littérature française du dix-septième siècle. Elle a publié plus de quatre-vingt articles et dix ouvrages dont Voyages en Acadie (1604-1607) suivis de la description des mœurs souriquoises comparées à celles d’autres peuples de Marc Lescarbot (PUL/PUPS, 2007), Espaces lointains, espaces rêvés dans la fiction romanesque du Grand Siècle (PUPS, 2007). Elle a aussi coordonné plusieurs collectifs dont Écrire des récits de voyage (XVe-XVIIIe siècles) : esquisse d’une poétique en gestation (PUL, 2008). On lui doit enfin le Dictionnaire analytique des toponymes imaginaires dans la littérature narrative de langue française (1605-1711), ouvrage de collaboration (PUL, 2011/Hermann, 2013).

Celine Carayon est professeure agrégée à l’université de Salisbury (Maryland) depuis 2012. Elle est spécialiste de l’histoire des colonies d’Amérique, des sociétés autochtones et de l’Atlantique française (16e-18e siècles). Son premier livre Eloquence Embodied : Nonverbal Communication among French and Indigenous Peoples in the Americas est issu de sa thèse de doctorat et a reçu plusieurs prix. Elle est présentement directrice du programme de Master en Histoire.

Andreas Motsch est professeur agrégé au département d’études françaises de l’université de Toronto. Ses travaux portent sur  la théorie et l’épistémologie de la littérature; l’émergence de la modernité dans ses rapports avec l’autre, l’ethnographie et l’anthropologie, les théories d’altérité, la production de savoirs et la littérature de contact. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur les missionnaires et la littérature de voyage en Nouvelle-France. Sa thèse de doctorat en littérature comparée a été publiée dans l’ouvrage : Lafitau et l’émergence du discours ethnographique (Sillery et Paris, Les éditions du Septentrion et Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2001).
Black Robe (prix Génie du meilleur film, 1991) est un film canadien retraçant un épisode de la colonisation française au Québec. Samuel Champlain envoie un prêtre jésuite établir le contact avec les Hurons. Ce dernier est accompagné par des guides algonquins le surnommant “Black robe” en raison de sa tenue. Le groupe rencontrera un tribu de Montagnais, hostile aux Français. Le film, mise à l’écran d’une nouvelle éponyme, s’inspire des récits des Jésuites du XVIIe siècle et s’intéresse à la difficulté des échanges, linguistiques ou non, entre les populations du Québec dans les débuts de la Nouvelle-France.