Madame Neda SHARIFI OROUMI soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés : “La réception de la littérature française engagée en Iran dans les années 1941-1953″ dirigés par Monsieur Karl ZIEGER et Madame Homa LESSAN-PEZECHKI


Soutenance prévue le
lundi 30 novembre 2020 à 13h30 dans la salle F0.13 de la maison de la recherche (Ecole doctorale SHS), Bâtiment F Univesité de Lille (SHS), domaine universitarie du Pont de Bois, 3 Rue du Barreau, 59650, Villeneuve d’Ascq

Composition du jury
M. Karl ZIEGER Université de Lille Directeur de thèse
Mme Homa LESSAN-PEZECHKI Aix-Marseille Université Co-directrice de thèse
M. Jeanyves GUERIN Université Paris-3, Sorbonne-Nouvelle Rapporteur
Mme Caroline FISCHER Université de Pau et des Pays de l’Adour Rapporteure
Mme Julie DUVIGNEAU INALCO Examinatrice
Mme Fiona MC-INTOSH-VARJABEDIAN Université de Lille Examinatrice

Résumé :
À la croisée de questionnements concernant la traduction, la littérature, l’histoire, la politique et
l’idéologie, ce travail interdisciplinaire vise à étudier la réception de la littérature française engagée dans
les années 1941-1953, marquées par la politisation du champ littéraire iranien et la canonisation du
concept de la responsabilité de l’artiste. Par ailleurs, cette époque se traduit par l’évolution du système
de traduction et des changements remarquables par rapport à l’importation de la littérature étrangère
tels que l’augmentation du nombre des œuvres traduites ainsi que l’arrivée systématique de la
littérature réaliste française, russe et américaine. Notre objectif est de nous interroger sur le
mécanisme de traduction et de réception de la littérature française engagée en Iran et son rapport avec
les facteurs historiques, sociopolitiques et idéologiques ainsi que l’horizon d’attente du pôle récepteur.
Dans le cadre de cette recherche, nous étudions la réception des auteurs engagés et militants français,
à travers la traduction de leurs œuvres et leurs images présentées dans les périodiques iraniens par le
biais des biographies et des critiques. Parmi ces écrivains, nous avons choisi un panel assez large : les
intellectuels d’entre-deux-guerres comme Anatole France, Henri Barbusse, André Malraux, André Gide

et Romain Rolland, les poètes et écrivains résistants tels que Paul Éluard, Louis Aragon et Vercors, les
écrivains communistes de la période de la Guerre froide à l’instar de Jean Laffitte et André Stil ainsi que
des écrivains existentialistes comme Jean-Paul Sartre et Albert Camus. Cette importation est davantage
réalisée sous forme d’une réception passive que créatrice. Dans cette perspective, le rôle des
importateurs comme celui des traducteurs, des maisons d’éditions et des revues littéraires est
primordial, comme nous le montrons durant notre travail. Afin de répondre à notre problématique, dans
un premier temps, nous étudions les débats suscités autour du sujet de l’engagement ainsi que les
contextes sociopolitique et littéraire iraniens pour mieux comprendre le rapport entre l’horizon d’attente
et le choix des auteurs et des textes traduits. Dans un deuxième temps, nous examinons la réception
de ces figures d’une manière synchronique et diachronique, en nous focalisant sur leurs parcours
politiques et littéraires ainsi que sur la stratégie des importateurs. Afin de mener à bien cette étude,
nous nous appuyons sur les théories, méthodes et pratiques des études de réception, qu’il s’agisse de
l’esthétique ou de l’histoire de la réception. Les mots-clés : réception, traduction, littérature engagée,
engagement politique, littérature française, littérature persane, Iran, 1941-1953, importateurs, horizon
d’attente.